Jazz Station Big Band - the Music of Stephane Mercier
À propos
Stéphane Mercier · sax alto, flûte, direction artistique / Daniel Stokart · sax alto et soprano, flûte, flûte alto / Steven Delannoye · sax tenor / Hanne De Backer · sax baryton / Loïc Dumoulin, Pauline Leblond, Jean-Paul Estiévenart · trompette, bugle / Nathan Surquin, David De Vrieze · trombone / Robrecht Lasoen · trombone basse / François Decamps · guitare / Vincent Bruyninckx · piano / Boris Schmidt · contrebasse / Toon Van Dionant · batterie
Avec The Music of Stéphane Mercier — 2006–2026, le Jazz Station Big Band retrace vingt années de création à travers les compositions et arrangements du saxophoniste. Réunissant des enregistrements issus de six albums, cette rétrospective marque aussi la fin de ses dix années à la direction artistique de l’ensemble.
L’histoire de Stéphane Mercier avec les grandes formations commence bien avant celle du Jazz Station Big Band. De l’Harmonie Royale de Braine-l’Alleud, qu’il rejoint en 1984, au big band du Conservatoire de Bruxelles en 1990, elle se poursuit à Boston, dès 1992, dans le big band de Herb Pomeroy, où il côtoie notamment le tromboniste Elliot Mason, futur membre du Jazz at Lincoln Center Orchestra. À New York, dès 1997 au Birdland, il joue au sein du Magali Souriau Orchestra, aux côtés, entre autres, d’Aaron Goldberg, Chris Cheek, Jeff Ballard et Dennis Irwin. Autant d’expériences qui nourrissent son approche du son collectif et de l’écriture orchestrale.
À son retour en Belgique, une nouvelle aventure prend forme. En 2006, le trompettiste Michel Paré lui propose une place de premier pupitre dans un nouveau big band s’installant dans un club bruxellois en plein essor: la Jazz Station. L’ensemble y devient l’orchestre maison. Ses rendez-vous mensuels offrent un terrain d’expérimentation régulier pour les compositions et les arrangements. Stéphane Mercier y trouve l’occasion de développer sa propre écriture pour grande formation.
En 2016, il reprend la direction artistique du groupe. Il façonne les répertoires, fait évoluer la composition de l’orchestre et développe les concerts et les collaborations extérieures. À ses côtés, son épouse Emilie accompagne cette aventure en prenant en charge la logistique et la coordination des réunions de création.
Cette compilation puise dans six albums qui jalonnent le parcours de l’ensemble : The Jazz Station Big Band (Igloo Records, 2011), Live in Dinant (avec Grégoire Maret) et Moods (Hypnote Records, 2021), Palindrome (Step By Records, 2024), Urban Waters (Step By Records, 2025) et A Live Tribute to Dr. Maya Angelou (Step By Records, 2026).
Leur mise en perspective permet d’entrer dans l’univers de Stéphane Mercier et d’en suivre les évolutions. La tradition du jazz y dialogue avec le funk, la musique classique et la pop. Au fil des pièces se dessine une écriture aux multiples facettes, nourrie par vingt années de recherche et d’expérimentation au contact du même orchestre.
Au moment de passer la main, Stéphane Mercier rassemble ainsi les traces d’un chapitre essentiel de son parcours. Une page se tourne, laissant ouvertes les formes et les couleurs des aventures à venir. À suivre…